Sri Lanka : une nation baillonnée (le lundi 22 juin 2009)
| Sri Lanka : une nation baillonnée |
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| Écrit par S.Nila |
| Lundi, 22 Juin 2009 14:38 |
Selon
Channel 4, près de 20 000 personnes ont été tuées lors de la bataille
finale ayant opposé les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE)
et l'armée sri lankaise. Des rapports signalent que parmi plus de 300
000 personnes déplacées, “13 000 sont portées manquantes dans leurs
camps au Sri Lanka”. Inner City Press, un organisme de surveillance de
l'ONU, estime que cette information est minimisée par les Nations Unies.“Des employés d'organisations humanitaires ont été forcés de quitter le Sri Lanka après l'entrée en vigueur de règles strictes sur les visas”, selon un article publié sur le site Timesonline et daté du 3 juin dernier. Alors que l'accès à de nombreux camps de populations déplacées sont toujours inaccessibles aux journalistes étrangers et aux organisations humanitaires, que l'information est contrôlée, il est difficile de trouver des témoignages venant de ces camps de personnes déplacées. Camp de déplacés au Sri Lanka. Photo du ministère des Affaires étrangères britannique utilisée sous licence Creative Commons.Regini David, une activiste des droits humains, de ceux des femmes et des travailleurs, œuvre en faveur des plus faibles depuis 23 ans. Elle a commencé à écrire sur son blog, Unheard Voices, au sujet de ceux que l'on n'entend ni n'écoute jamais au Sri Lanka, donnant la parole aux gens avec qui elle a travaillé. Durant ses longues années de pratique, elle a notamment travaillé à Jaffna, au Sri Lanka, au centre pour femmes Poorani. Elle fait la chronique de l'une de ses expériences personnelles sous le titre “Perdues dans les nuits noires de la guerre au Sri Lanka : Les femmes et le viol”. Emily Wax, du Washington Post, a écrit un article intitulé “L'intimité bafouée au Sri Lanka – aucune retenue durant les contrôles militaires” en mars 2009, confirmant ces exactions commises au nom des contrôles. Alex Crawford, qui travaille pour le bureau britannique de Sky News, évoque, le 21 mai dernier sur le site de la chaîne de télévision, des “plaintes pour sévices sexuels émanant de camps de réfugiés au Sri Lanka” et accompagne son article d'une vidéo. La
guerre est terminée au Sri Lanka, mais la liberté d'expression y reste
menacée. Sunanda Deshapriya, un journaliste réputé, cite Reporters sans
frontières sur son blog, dans un billet intitulé “Les journalistes
s'intéressant au sort des Tamouls menacés et empêchés de travailler –
RSF“. Dans le même temps, J. S. Tissainayagam, à qui le président Obama
a fait allusion dans un communiqué publié le 1er mai dernier à
l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, continue
de languir en prison. Un autre journaliste sri lankais, un Cingalais cette fois, a été agressé, selon le CPJ (Comité de Protection des Journalistes). Un groupe de défense des droits des Sri Lankais a également reçu des menaces le lendemain de l'agression du journaliste. “Clair avertissement pour ceux considérés comme des traitres au Sri Lanka“, analyse Reuters. Selon le site Innercitypress, l'Onu n'a pas apprécié les reportages de la presse sur le Sri Lanka, en particuliers ceux de Fox News, du Wall Street Journal et d'Inner City Press et a prévu de réagir. Alors, tout cela a-t-il des conséquences sur la normalisation de la situation ? L'attitude du gouvernement sri lankais envers les personnes déplacées sera déterminante dans les futures relations cingalo-tamoules. |



Selon
Channel 4, près de 20 000 personnes ont été tuées lors de la bataille
finale ayant opposé les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE)
et l'armée sri lankaise. Des rapports signalent que parmi plus de 300
000 personnes déplacées, “13 000 sont portées manquantes dans leurs
camps au Sri Lanka”. Inner City Press, un organisme de surveillance de
l'ONU, estime que cette information est minimisée par les Nations Unies.
Camp de déplacés au Sri Lanka. Photo du ministère des Affaires étrangères britannique utilisée sous licence Creative Commons.
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