Sri Lanka : les Tamouls réaffirment leur désir d’autonomie par des moyens démocratiques (le vendredi 14 août 2009)
| Sri Lanka : les Tamouls réaffirment leur désir d’autonomie par des moyens démocratiques | |
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| Écrit par Sujeevan |
| Vendredi, 14 Août 2009 20:09 |
"Un parti politique pro-rebelle a remporté la majorité des sièges d’un conseil clé durant les élections du Sri Lanka ce week-end - une indication, s’il est besoin de le préciser, du désir d’autonomie que nourrissent encore les tamouls." - New DelhiLes élections, tenues samedi, ont été les premières dans le nord de l’île en 11 ans. Les Tigres de Libération du Tamoul Eelam (LTTE), qui ont combattu pour un Etat indépendant pour la minorité tamoule de l’île depuis 1983, a dirigé la quasi-totalité du nord du Sri Lanka en un Etat de facto jusqu’en mai lorsque le gouvernement l’a reconquise et a mis un terme à la guerre. Les votes dans le nord étaient destinés à élire des représentants de conseils pour deux régions clés se trouvant dans la zone anciennement contrôlée par les tigres. L’Alliance Nationale Tamoule pro-rebelle a remporté la région de Vavuniya en prenant 5 sièges sur 11. A Jaffna, le parti « United People’s Freedom Alliance » du gouvernement a remporté 13 sièges sur 23 mais l’Alliance Nationale Tamoule est arrivé en seconde position avec des résultats très proches. Le parti du gouvernement était donné favori dans le nord essentiellement parce qu’il a promis d’apporter des projets importants de développement dans les zones touchées par la guerre. Le président Mahinda Rajapakse, un cinghalais nationaliste déclaré, a promis de donner du pouvoir à la minorité tamoule de l’île à travers la démocratie. Les votes de samedi étaient un premier test pour cela. « Les votes dans le nord ont été très clairement en faveur des droits des tamouls et de leur autonomie » a indiqué M. Jehan Perera, directeur exécutif du Conseil National pour la Paix au Sri Lanka, un groupe de défense d’opposition. « C’est un bon indicateur des challenges qui devront être relevés. » Bien que les tigres tamouls aient terrorisé les habitants tamouls du nord, leur objectif avoué, un Etat tamoul, est soutenu par beaucoup de tamouls qui ont souffert, pendant des décennies, de la discrimination par la majorité cinghalaise. Dans le sud, les cinghalais approuvent le gouvernement Les élections ont aussi eu lieu dans la province d’Uva, dans le sud de l’île, où le parti du gouvernement a triomphé, montrant que la majorité cinghalaise encourage sa guerre et ses succès. L’arrestation récente du nouveau leader des tigres aura renforcé la popularité de M. Rajapakse, ont dit les analystes. M. Selvarasa Pathmanathan a été arrêté mercredi dans le sud-est asiatique et déporté au Sri Lanka pour interrogation par le gouvernement. Il travaillait, de l’étranger, à la réorganisation de la LTTE après que son chef, M. Velupillai Prabhakaran, ait été tué dans les combats en mai. Trop tôt pour voter ? Pour les votes dans le nord, la participation était très faible, aux alentours de 50% à Vavuniya et 20% à Jaffna, selon les responsables chargés de l’élection. A Jaffna, toutefois, seulement la moitié des cartes d’électeurs avaient pu être distribuées car beaucoup de résidents avaient fui la région ou sont morts, ainsi près de 40% des électeurs auraient voté. Certains analystes disent que les élections ont été tenues trop tôt après la fin de la guerre, pour que toutes les personnes puissent voter et que la démocratie puisse être testée. Certes, le retour à la normale, dans les régions du nord traumatisées par la guerre, est un long chemin qui reste à parcourir : près de 300.000 civils tamouls sont maintenus de force par le gouvernement dans les camps près de Jaffna et Vavuniya. Ces deux villes sont toujours entourées par des « check points » du gouvernement et sont largement inaccessibles pour les non-résidents. Même les résidents ne peuvent quitter leur ville sans permission. Les journalistes étrangers, et beaucoup de journalistes sri-lankais, n’étaient pas autoriser à couvrir les élections. Reporter Sans Frontières, organisation basée à Paris, a indiqué que la décision d’interdire les médias a assombri tout espoir d’une élection transparente. Mais les observateurs des élections, selon Perera et d’autres, ont dit qu’il n’y a eu aucun rapport de violence ou de fraude. Cela suggère, a-t-il dit, que le gouvernement « s’est bien comporté » et que les partis politiques tamouls ont compris que les tamouls du nord avaient assez de la violence. |



"Un parti politique pro-rebelle a remporté la majorité des sièges d’un conseil clé durant les élections du Sri Lanka ce week-end - une indication, s’il est besoin de le préciser, du désir d’autonomie que nourrissent encore les tamouls." - New Delhi
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